WU RUNG-SHUN, Le chant du Pasi but but chez les Bunun de Taiwan: une polyphonie sous forme de destruction et de recréation

Travaux récents

 

wu rung shun

Wu Rung Shun

Thèse de doctorat de l’Université de Paris X-Nanterre soutenue le 12 décembre 1996
p. 251-252

Référence(s) :

Wu Rung-Shun, Le chant du Pasi but but chez les Bunun de Taiwan: une polyphonie sous forme de destruction et de recréation. 2 tomes: 175 p.+ 301 p. + CD. Thèse de doctorat de l’Université de Paris X-Nanterre (Département d’ethnologie et de sociologie comparative), Directeur de thèse: Mireille Helffer

Texte intégral

1Ce travail porte sur un chant rituel – le pasi but but – destiné à favoriser la croissance du millet, nourriture de base pour les Bunun, un groupe aborigène de Taiwan. Ce chant comporte une forme polyphonique propre, distincte de celle des autres répertoires musicaux de l’ethnie Bunun.

2Dans une première partie, l’auteur s’efforce de situer le pasi but but dans la société, la culture et la musique traditionnelle des Bunun dont il présente brièvement les divers aspects.

3Dans la seconde partie, le sujet propre de la thèse est traité sous les trois angles de la fonction de ce chant particulier, des structures qu’il manifeste et des mutations qu’il a subies au cours des cinquante dernières années. En fait, ces trois facteurs s’interpénètrent inextricablement; mais, pour mieux comprendre les changements survenus à travers le temps et l’espace, il s’est avéré nécessaire d’examiner séparément:

  1. Le rôle original du pasi but but dans la société traditionnelle bunun, tel que le présentent les récits de la tradition orale, collectés dans différents villages. Ceci a permis d’élucider la relation triangulaire établie entre: croissance du millet, rites supposés favoriser cette croissance, chant choral masculin qui est au centre de ces rites.

  2. Les caractéristiques musicales des quinze versions enregistrées du pasi but but dont nous disposions.

  3. La structure de la polyphonie, telle qu’elle se dégage de la comparaison entre les différentes versions.

4Enfin, à partir de l’analyse de ces données, il a été tenté de comprendre selon quelles modalités le pasi but but s’était adapté à l’environnement nouveau dans lequel se trouvait placée la société bunun et quel noyau stable persiste aujourd’hui dans ce chant polyphonique devenu emblématique, non seulement des Bunun, mais, dans une certaine mesure, des aborigènes de Taiwan.

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Pour citer cet article

Référence papier

« WU RUNG-SHUN, Le chant du Pasi but but chez les Bunun de Taiwan: une polyphonie sous forme de destruction et de recréation », Cahiers d’ethnomusicologie, 11 | 1998, 251-252.

Référence électronique

« WU RUNG-SHUN, Le chant du Pasi but but chez les Bunun de Taiwan: une polyphonie sous forme de destruction et de recréation », Cahiers d’ethnomusicologie [En ligne], 11 | 1998, mis en ligne le 07 janvier 2012, consulté le 31 décembre 2018. URL : http://journals.openedition.org/ethnomusicologie/1660

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Author: tranquanghai1944

Ethnomusicologist, composer and vietnamese traditional musician

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