LE CHANT DES CHAMEAUX DE BACTRIANE, Commentaire de Vincent Tournoud

Le chant (diphonique) des chameaux de Bactriane

29 vues•21 mai 2019 1 0 Partager EnregistrerVincent Tournoud 11 abonnés Ma participation à un projet de série d’émissions musicales sur Radio Campus

Catégorie

Musique

Musique utilisée dans cette vidéo

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Titre

Önchin Tsagaan Botgo (The White, Orphaned First-year Camel)

Artiste

Dashdorj Tserendavaa

Album

Jargalant Altai: Xöömii and Other Vocal and Instrumental Music from Mongolia

Concédé sous licence à YouTube par

The Orchard Music (au nom de PAN Records)

VINCENT TOURNOUD: STEPPE BY STEPPE / comment apprendre le chant diphonique

Steppe by Steppe
MONGOLIE

VINCENT TOURNOUD
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Khöömii !

Steppe by Steppe, ce sont aussi des voyages intérieurs…

Ici, vous trouverez des informations sur les ateliers collectifs et les cours de chant diphonique ou “khöömii” que je propose régulièrement.

Pourquoi le chant diphonique ?

J’ai toujours été passionné de chant. Parfois je m’entraînais au khöömii en regardant des vidéos, en écoutant des morceaux de chanteurs mongols ou touvains.

En 2015, grâce aux conseils de l’ethnomusicologue Johanni Curtet, rencontré dans le cadre de mon travail, je décide de partir apprendre sur place, en Mongolie. Je prends un congé sabbatique, achète une enregistreur, une paire de micros et pars à la rencontre de maîtres de chant dans la région de Hovd, à l’ouest du pays. Je fais mes premiers pas avec l’exigent Tserendavaa Dashdorj dans le village mythique de Chandman. À mon retour en France une seule envie : y retourner !

Durant mon second voyage, j’ai la chance de rencontrer le maître de chant Sengedorj Nanjid et de devenir son élève. Durant ce long séjour chez lui au bord de la rivière Buyant, je me fais la promesse de revenir chaque été pour continuer mon apprentissage dans ce contexte traditionnel et proche de la nature.

En France, durant l’année scolaire, je propose des ateliers collectifs et des cours particuliers pour celles et ceux qui apprécient de se sentir… vibrant !

 Un petit exemple
Qui suis-je ?

Né dans les Alpes, titulaire d’une licence en littérature, d’un master en politiques culturelles et d’un légendaire optimisme, je débute ma carrière dans l’action socio-culturelle pour un grand festival de musique du monde.

À 26 ans, je pars apprendre le chant diphonique et réaliser des enregistrements sonores en Mongolie.

Depuis quelques années, je parcours les steppes mongoles à la recherche des plus beaux paysages, au plus près des familles et de leurs traditions.

En 2016, à la demande d’une chorale drômoise, je propose un premier atelier de chant diphonique. C’est le début d’une passion pour la transmission du khöömii !

À Grenoble, je propose également des cours particuliers pour les plus motivés.

Mes autres passions  ? La chanson, la randonnée… et le voyage bien-sûr 😉

Questions / réponses

D’où vient le chant diphonique ?

D’après les légendes de l’Altaï (chaîne de montagnes traversant la Russie, la Mongolie et la Chine), le chant diphonique ou “khöömii” serait une manière d’imiter les sons de la nature : les rivières, les cascades, le vent, le tonnerre, le chant des oiseaux, les cris des animaux.
Depuis des temps immémoriaux, on l’utilise en Asie centrale pour interpréter des airs populaires, chanter des louanges à la Nature.

On distingue deux types principaux de khöömii : le grave (kharkhiraa) et l’aiguë (isgeree). A ces styles s’ajoutent de nombreux effets selon l’inspiration des chanteurs et des chanteuses et selon les traditions locales.

<plus d’infos>

Comment diphoner ?
Le timbre vocal fondamental ou “bourdon” est formé dans la gorge du chanteur concentré grâce à une pression simultanée du diaphragme et du pharynx. Cette “couleur de base” du chant diphonique est une voix de gorge dite “pressée”. Le bourdon est dirigé vers le voile du palais et les différents résonateurs du corps. Ce grondement initial s’enrichit d’une épaisseur de fréquences dans son parcours vers les lèvres. Pour produire une mélodie, la langue, les lèvres et les modulateurs de la gorge se placent et en bougeant, choisissent et guident certaines harmoniques saillantes vers l’extérieur. C’est alors qu’on entend résonner dans l’espace une mélodie qui paraît irréelle… mais qui est bel est bien physique.

<plus d’infos>

Est-ce accessible à tous ?

Oui ! Même si cela peut vous paraître difficile au premier abord. Il s’agit d’un art exigent qui demande puissance et persévérance et c’est une des vertus de son apprentissage.
Cependant, les bases du timbre guttural, la production d’harmoniques et l’écoute des mécanismes à l’œuvre dans notre corps pour diphoner sont accessibles en quelques heures à toutes et tous.

Comment se déroule un atelier ou un cours ?

Cela dépend du nombre de participants, du niveau et des envies du groupe. Un atelier du découverte collective dure entre 2h et 1 journée, un cours individuel dure 1h, à Grenoble, selon un cycle à déterminer.

Durant un atelier, nous abordons la dimension ethnologique, physique et physiologique de du khöömii. À travers des exercices spécifiques, nous explorons la posture, la respiration, l’écoute des sons, l’écoute de soi, la voix de gorge et la production d’harmoniques. En complément, il est envisageable de partager la dimension émotionnelle de cette pratique dans une approche méditative ou de développement personnel.

Est-ce une pratique ésotérique ?

Non. Il est très intéressant de constater l’aspect vibratoire du monde et les effets du son sur notre corps ou notre mental. Chacun peut en faire l’expérience en chantant dans différents contextes ou avec certaines intentions.
Toutefois, le chant diphonique n’est traditionnellement pas relié aux cérémonies chamaniques. Un atelier n’est pas une cérémonie et n’a pas vocation à soigner les participants ni à provoquer un état de transe.

Ici, je vous parle du khöömii, in situ

J’ai aussi fait une démo  un peu olé olé…

J’ai eu la chance d’improviser dans une Cathédrale avec un chœur merveilleux 🙂

Vous souhaitez organiser
un atelier, prendre un cours ?

Écrivez moi !1Downloading1

https://www.steppebysteppemongolie.com/chantdiphonique

ISHKINNER – Ишкиннер by CHODURAA TUMAT, TUVA

ISHKINNER – Ишкиннер

Choduraa Tumat 11 abonnés Ishkinner is the traditional song by known traditional singer Ak Nachyn (Ondar Chamyyang) who had been lived in areas of the two Ishkin rivers. Choduraa Tumat grow up with listening this song by her sister’s family who had been living in Ishkin. This song was started to be performed publicly in 2000 by Choduraa Tumat with Tyva Kyzy Ensemble. Music sound of this song was recorded in the studio of the Tuvan Culture Center in September 2019, by Chingis Sorzhu.

LETTER to TRAN QUANG HAI from CLAUDIA FOFI , artistic director of the UMBRIA IN VOCE 5, 2019 , Gubbio, Umbria, Italy, 12.11.2019

CLAUDIA FOFI & TRAN QUANG HAI ? 09.11.2019
ANNA MARIA HEFELE, PAOLO CECCARELLI, TRAN QUANG HAI, 10.11.2019
to me

Dear Tran

I deeply thank you for your high level work and deep humanity, you are a true teacher indeed. Would be interesting to try to create a community  around your teaching method of the overtune singing technique. We’ll see. Our festival is about voice 360°… every year changes but we really felt in love with you so we could repeat the experience, never know.
Take care of you, warm regards by everyone here abbracci,
Claudia