Johanni Curtet avec tous les membres du Jury à Rennes à l’Université de Rennes, France , novembre 13, 2013. Soutenance de thèse sur la musique mongole

Johanni Curtet avec tous les membres du Jury à Rennes à l’Université de Rennes, France , novembre 13, 2013.
Soutenance de thèse sur la musique mongole

JOHANNI CURTET in a picutre with all members of the Jury & Tran Quang Hai after the obtention of the title of Doctor of Ethnomusicology from the University Rennes 2, in Rennes, France, November 12th 2013 .

The title of his dissertation :
La transmission du höömij, un art du timbre vocal :ethnomusicologie et histoire du chant diphonique mongol

The transmission of höömij, an art of vocal timber: ethnomusicology and history of mongolian overtone singing .

Cette thèse est une étude ethnomusicologique à dimension historique portant sur la transmission globale du höömij en Mongolie. Pour expliquer l’évolution de cette technique vocale, sont explorés les légendes, les conceptions autochtones, l’histoire des années 1950 au début des années 2010 et la mise en patrimoine pour l’avenir.
La première partie montre comment le chant diphonique prend forme dans sa culture. Perçu comme un art du timbre par ses détenteurs, il entretient des relations avec la nature, ainsi qu’un ensemble de techniques vocales et instrumentales issues des contextes rituel et pastoral.
Ces fondements du höömij sont ensuite examinés à la lumière de l’histoire de la Mongolie. Entre les périodes soviétique et contemporaine, la deuxième partie brosse les changements survenus dans la pratique, entre la scène et l’enregistrement. À côté de l’usage rural, se développe une nouvelle forme professionnelle. Tous ces apports ont façonné le chant diphonique mongol dans son état actuel.
La troisième partie étudie la transmission à travers l’enseignement et la patrimonialisation. Les maîtres évoluent entre deux pôles : un village de l’Altaï perçu comme le lieu des origines, et une université d’Ulaanbaatar, qui académise la pratique et diffuse son modèle au niveau national. Tout cela participe au processus de patrimonialisation du höömij, de sa constitution en emblème musical sous la période soviétique à son inscription sur la liste du Patrimoine Culturel Immatériel de l’Unesco. Le höömij mongol apparaît dans toute sa contemporanéité.

LE CHANT DES CHAMEAUX DE BACTRIANE, Commentaire de Vincent Tournoud

Le chant (diphonique) des chameaux de Bactriane

29 vues•21 mai 2019 1 0 Partager EnregistrerVincent Tournoud 11 abonnés Ma participation à un projet de série d’émissions musicales sur Radio Campus

Catégorie

Musique

Musique utilisée dans cette vidéo

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Titre

Önchin Tsagaan Botgo (The White, Orphaned First-year Camel)

Artiste

Dashdorj Tserendavaa

Album

Jargalant Altai: Xöömii and Other Vocal and Instrumental Music from Mongolia

Concédé sous licence à YouTube par

The Orchard Music (au nom de PAN Records)

VINCENT TOURNOUD: STEPPE BY STEPPE / comment apprendre le chant diphonique

Steppe by Steppe
MONGOLIE

VINCENT TOURNOUD
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Khöömii !

Steppe by Steppe, ce sont aussi des voyages intérieurs…

Ici, vous trouverez des informations sur les ateliers collectifs et les cours de chant diphonique ou “khöömii” que je propose régulièrement.

Pourquoi le chant diphonique ?

J’ai toujours été passionné de chant. Parfois je m’entraînais au khöömii en regardant des vidéos, en écoutant des morceaux de chanteurs mongols ou touvains.

En 2015, grâce aux conseils de l’ethnomusicologue Johanni Curtet, rencontré dans le cadre de mon travail, je décide de partir apprendre sur place, en Mongolie. Je prends un congé sabbatique, achète une enregistreur, une paire de micros et pars à la rencontre de maîtres de chant dans la région de Hovd, à l’ouest du pays. Je fais mes premiers pas avec l’exigent Tserendavaa Dashdorj dans le village mythique de Chandman. À mon retour en France une seule envie : y retourner !

Durant mon second voyage, j’ai la chance de rencontrer le maître de chant Sengedorj Nanjid et de devenir son élève. Durant ce long séjour chez lui au bord de la rivière Buyant, je me fais la promesse de revenir chaque été pour continuer mon apprentissage dans ce contexte traditionnel et proche de la nature.

En France, durant l’année scolaire, je propose des ateliers collectifs et des cours particuliers pour celles et ceux qui apprécient de se sentir… vibrant !

 Un petit exemple
Qui suis-je ?

Né dans les Alpes, titulaire d’une licence en littérature, d’un master en politiques culturelles et d’un légendaire optimisme, je débute ma carrière dans l’action socio-culturelle pour un grand festival de musique du monde.

À 26 ans, je pars apprendre le chant diphonique et réaliser des enregistrements sonores en Mongolie.

Depuis quelques années, je parcours les steppes mongoles à la recherche des plus beaux paysages, au plus près des familles et de leurs traditions.

En 2016, à la demande d’une chorale drômoise, je propose un premier atelier de chant diphonique. C’est le début d’une passion pour la transmission du khöömii !

À Grenoble, je propose également des cours particuliers pour les plus motivés.

Mes autres passions  ? La chanson, la randonnée… et le voyage bien-sûr 😉

Questions / réponses

D’où vient le chant diphonique ?

D’après les légendes de l’Altaï (chaîne de montagnes traversant la Russie, la Mongolie et la Chine), le chant diphonique ou “khöömii” serait une manière d’imiter les sons de la nature : les rivières, les cascades, le vent, le tonnerre, le chant des oiseaux, les cris des animaux.
Depuis des temps immémoriaux, on l’utilise en Asie centrale pour interpréter des airs populaires, chanter des louanges à la Nature.

On distingue deux types principaux de khöömii : le grave (kharkhiraa) et l’aiguë (isgeree). A ces styles s’ajoutent de nombreux effets selon l’inspiration des chanteurs et des chanteuses et selon les traditions locales.

<plus d’infos>

Comment diphoner ?
Le timbre vocal fondamental ou “bourdon” est formé dans la gorge du chanteur concentré grâce à une pression simultanée du diaphragme et du pharynx. Cette “couleur de base” du chant diphonique est une voix de gorge dite “pressée”. Le bourdon est dirigé vers le voile du palais et les différents résonateurs du corps. Ce grondement initial s’enrichit d’une épaisseur de fréquences dans son parcours vers les lèvres. Pour produire une mélodie, la langue, les lèvres et les modulateurs de la gorge se placent et en bougeant, choisissent et guident certaines harmoniques saillantes vers l’extérieur. C’est alors qu’on entend résonner dans l’espace une mélodie qui paraît irréelle… mais qui est bel est bien physique.

<plus d’infos>

Est-ce accessible à tous ?

Oui ! Même si cela peut vous paraître difficile au premier abord. Il s’agit d’un art exigent qui demande puissance et persévérance et c’est une des vertus de son apprentissage.
Cependant, les bases du timbre guttural, la production d’harmoniques et l’écoute des mécanismes à l’œuvre dans notre corps pour diphoner sont accessibles en quelques heures à toutes et tous.

Comment se déroule un atelier ou un cours ?

Cela dépend du nombre de participants, du niveau et des envies du groupe. Un atelier du découverte collective dure entre 2h et 1 journée, un cours individuel dure 1h, à Grenoble, selon un cycle à déterminer.

Durant un atelier, nous abordons la dimension ethnologique, physique et physiologique de du khöömii. À travers des exercices spécifiques, nous explorons la posture, la respiration, l’écoute des sons, l’écoute de soi, la voix de gorge et la production d’harmoniques. En complément, il est envisageable de partager la dimension émotionnelle de cette pratique dans une approche méditative ou de développement personnel.

Est-ce une pratique ésotérique ?

Non. Il est très intéressant de constater l’aspect vibratoire du monde et les effets du son sur notre corps ou notre mental. Chacun peut en faire l’expérience en chantant dans différents contextes ou avec certaines intentions.
Toutefois, le chant diphonique n’est traditionnellement pas relié aux cérémonies chamaniques. Un atelier n’est pas une cérémonie et n’a pas vocation à soigner les participants ni à provoquer un état de transe.

Ici, je vous parle du khöömii, in situ

J’ai aussi fait une démo  un peu olé olé…

J’ai eu la chance d’improviser dans une Cathédrale avec un chœur merveilleux 🙂

Vous souhaitez organiser
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Écrivez moi !1Downloading1

https://www.steppebysteppemongolie.com/chantdiphonique

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61 vues•3 nov. 2019 7 0 Partager EnregistrerIannis Psallidakos 71 abonnés Iannis Psallidakos, professeur de chant et technique vocale, vous propose des explorations vocales ludiques et efficaces afin d’amplifier les fréquences harmoniques, pour un chant harmonique (ou diphonique) plus résonnant. Séances individuelles en présentiel ou à distance: https://www.osersavoix.fr/chant-dipho… Pour plus d’infos, contactez moi: https://www.osersavoix.fr/contact/