Festival Harmonie des Steppes – Institut boudhiste Karma Ling – 20/22 mai 2016

Festival Harmonie des Steppes – Institut boudhiste Karma Ling – 20/22 mai 2016

337 views•Feb 24, 2017 7 0 Share SaveJean-François CASTELL 761 subscribers Dans le cadre de la tournée et la sortie du disque « Anthologie du khöömii mongol et du tournage du documentaire « VOYAGE EN DIPHONIE » http://voyageendiphonie.com Festival Harmonie des Steppes – Institut boudhiste Karma Ling – 20/22 mai 2016 Programmation Johanni Curtet & Nomindari Shagdarsuren Musique :” Temeen jingiin tsuvaa,” enregistré au Musée des Confluences, Lyon N. Sengedorj B. Odsüren – R. Davaajav – D. Tserendavaa – E. Toivgoo – B. Papizan N. Ganzorig – B. Amartüvshin D. Batsükh – P. Ösökhjargal Kh. Erdenetsetseg N. Khulan Conférenciers : Marc Alaux, Isabelle Charleux, Roberte Hamayon Expositions : Olivier Gassies, Delphine Deshayes, Battulga Dashdor Projections : Laetitia Merli, Christophe Boula, J.ean-François Castell Siestes musicales : Martin Dubois et Thrita Meïkhâneh : Maria Laurent, Milad Pasta, Uuganbaatar Tsend-Ochir http://www.routesnomades.frhttp://lesfilmsdurocher.wix.com/docum…http://detoursdebabel.fr/HARMONIE-DES…http://www.rimay.net

O. Otgonkhüü – О. Отгонхүү / An Anthology of Mongolian Khöömii – Монгол Хөөмийн Сонгомол

O. Otgonkhüü – О. Отгонхүү / An Anthology of Mongolian Khöömii – Монгол Хөөмийн Сонгомол

3,065 views•Feb 6, 2017 49 2 Share SaveRoutes Nomades 360 subscribers Un complément vidéo au disque Une Anthologie du khöömii mongol An additional video to the record An Anthology of Mongolian Khöömii Монгол Хөөмийн Сонгомол цомгийн нэмэлт видео CD 2-pl. 4 Tes gol: Otgonkhüü Orshikh Тэс гол: Оршихын Отгонхүү Composition: Otgonkhüü Orshikh О. Отгонхүүгийн зохиол Order the CD online/commander le CD en ligne: http://www.budamusique.com/product.ph… Son et images / Audiovisual recording : Johanni Curtet, 22/09/2015. Montage / Editing : Jean-François Castell, Les Films du Rocher, 2016. Дуу, дүрс бичлэг: Жоанни Кюртэ, 2015/09/22. Эвлүүлэг: Жон-Фронсуа Кастэлл (Лэ Филм дю Рошэ) 2016. Production : Routes Nomades Direction artistique / Artistic direction : Johanni Curtet & Nomindari Shagdarsuren Продюсер: Нүүдэлчин Зам Холбоо Уран сайхны удирдлага: Жоанни Кюртэ, Шагдарсүрэнгийн Номиндарь http://www.routesnomades.fr/en/anthology © 2016 Routes Nomades / Нүүдэлчин Зам Холбоо

Cycle Mongolie des Ateliers d’ethnomusicologie – Le chant des steppes – Genève – avril 2016

Cycle Mongolie des Ateliers d’ethnomusicologie – Le chant des steppes – Genève – avril 2016

639 views•Jan 23, 2017 8 0 Share SaveJean-François CASTELL 758 subscribers DU JEUDI 14 AVRIL AU SAMEDI 16 AVRIL MONGOLIE CYCLE THÉMATIQUE – Le chant des steppes – Alhambra – MEG – ADEM, Genève Dans le cadre de la tournée et la sortie du disque « Anthologie du khöömii mongol et du tournage du documentaire VOYAGE EN DIPHONIE http://voyageendiphonie.com Fondés à Genève en 1983, les Ateliers d’ethnomusicologie (ADEM) sont une association culturelle dédiée aux musiques et danses du monde. Tout au long de l’année, ils organisent des concerts et des festivals, des cours, des stages et des activités pour jeune public. Ils publient également des livres et des CDs et apportent leur soutien aux musiciens migrants vivant dans la région.

Steppe by Steppe MONGOLIE/ VINCENT TOURNOUD

Steppe by Steppe
MONGOLIE / Vincent Tournoud

VINCENT TOURNOUD

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Khöömii !

Steppe by Steppe, ce sont aussi des voyages intérieurs…

Ici, vous trouverez des informations sur les ateliers collectifs et les cours de chant diphonique ou “khöömii” que je propose régulièrement.

Pourquoi le chant diphonique ?

J’ai toujours été passionné de chant. Parfois je m’entraînais au khöömii en regardant des vidéos, en écoutant des morceaux de chanteurs mongols ou touvains.

En 2015, grâce aux conseils de l’ethnomusicologue Johanni Curtet, rencontré dans le cadre de mon travail, je décide de partir apprendre sur place, en Mongolie. Je prends un congé sabbatique, achète une enregistreur, une paire de micros et pars à la rencontre de maîtres de chant dans la région de Hovd, à l’ouest du pays. Je fais mes premiers pas avec l’exigent Tserendavaa Dashdorj dans le village mythique de Chandman. À mon retour en France une seule envie : y retourner !

Durant mon second voyage, j’ai la chance de rencontrer le maître de chant Sengedorj Nanjid et de devenir son élève. Durant ce long séjour chez lui au bord de la rivière Buyant, je me fais la promesse de revenir chaque été pour continuer mon apprentissage dans ce contexte traditionnel et proche de la nature.

En France, durant l’année scolaire, je propose des ateliers collectifs et des cours particuliers pour celles et ceux qui apprécient de se sentir… vibrant !

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 Un petit exemple  – mélodie traditionnelle mongole a capella
Qui suis-je ?

Né dans les Alpes, titulaire d’une licence en littérature et d’un légendaire optimisme, je débute ma carrière dans l’action culturelle pour un grand festival de musique du monde.

À 26 ans, je pars apprendre le chant diphonique et réaliser des enregistrements sonores en Mongolie.

Depuis quelques années, je parcours les steppes mongoles à la recherche des plus beaux paysages, au plus près des familles et de leurs traditions.

En 2016, à la demande d’une chorale drômoise, je propose un premier atelier de chant diphonique. C’est le début d’une passion pour la transmission du khöömii !

Cette quête du chant m’entraîne sur les terrains de la création artistique, de l’enseignement, de la méditation ou de la recherche métaphysique avec un bonheur toujours renouvelé.

Mes autres passions  ? La chanson, la randonnée… et le voyage bien-sûr 😉

Questions / réponses

D’où vient le chant diphonique ?

D’après les légendes de l’Altaï (chaîne de montagnes traversant la Russie, la Mongolie et la Chine), le chant diphonique ou “khöömii” serait une manière d’imiter les sons de la nature : les rivières, les cascades, le vent, le tonnerre, le chant des oiseaux, les cris des animaux.
Depuis des temps immémoriaux, on l’utilise en Asie centrale pour interpréter des airs populaires, chanter des louanges à la Nature.

On distingue deux types principaux de khöömii : le grave (kharkhiraa) et l’aiguë (isgeree). A ces styles s’ajoutent de nombreux effets selon l’inspiration des chanteurs et des chanteuses et selon les traditions locales.

<plus d’infos>

Comment diphoner ?
Le timbre vocal fondamental ou “bourdon” est formé dans la gorge du chanteur concentré grâce à une pression simultanée du diaphragme et du pharynx. Cette “couleur de base” du chant diphonique est une voix de gorge dite “pressée”. Le bourdon est dirigé vers le voile du palais et les différents résonateurs du corps. Ce grondement initial s’enrichit d’une épaisseur de fréquences dans son parcours vers les lèvres. Pour produire une mélodie, la langue, les lèvres et les modulateurs de la gorge se placent et en bougeant, choisissent et guident certaines harmoniques saillantes vers l’extérieur. C’est alors qu’on entend résonner dans l’espace une mélodie qui paraît irréelle… mais qui est bel est bien physique.

<plus d’infos>

Est-ce accessible à tous ?

Oui ! Même si cela peut vous paraître difficile au premier abord. Il s’agit d’un art exigent qui demande puissance et persévérance et c’est une des vertus de son apprentissage.
Cependant, les bases du timbre guttural, la production d’harmoniques et l’écoute des mécanismes à l’œuvre dans notre corps pour diphoner sont accessibles en quelques heures à toutes et tous.

Comment se déroule un atelier ou un cours ?

Cela dépend du nombre de participants, du niveau et des envies du groupe. Un atelier du découverte collective dure entre 2h et 1 journée, un cours individuel dure 1h, à Grenoble, selon un cycle à déterminer.

Durant un atelier, nous abordons la dimension ethnologique, physique et physiologique de du khöömii. À travers des exercices spécifiques, nous explorons la posture, la respiration, l’écoute des sons, l’écoute de soi, la voix de gorge et la production d’harmoniques. En complément, il est envisageable de partager la dimension émotionnelle de cette pratique dans une approche méditative ou de développement personnel.

Est-ce une pratique ésotérique ?

Il est très intéressant de constater l’aspect vibratoire du monde et les effets du son sur notre corps ou notre mental. Chacun peut en faire l’expérience en chantant dans différents contextes ou avec certaines intentions. Dans le cadre d’une thérapie adaptée, le chant peut avoir des effets remarquables.
Je vis régulièrement des voyages intérieurs et j’en mesure les effets bien au-delà du chant.

Toutefois, le chant diphonique n’est traditionnellement pas relié aux cérémonies chamaniques. Un atelier n’a pas vocation à provoquer un état de transe.

J’ai improvisé un crépuscule mystique en chant diphonique

Un jour, j’ai eu la chance d’improviser dans une Cathédrale avec un chœur merveilleux 🙂

J’ai plein de vidéos comme celle-ci sur ma chaîne You TuBe

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Vous souhaitez organiser
un atelier, prendre un cours ?

Écrivez moi !

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https://www.steppebysteppemongolie.com/chantdiphonique?fbclid=IwAR1PCLy8xZaa3J4x5uyfoMDNwIG5l_jIgqYmQZYcoj24dbxHMyU5ylg1E4k

Lumière sur le Khöömii ou chant diphonique mongol avec Johanni Curtet et Nomindari Shagdarsuren

Lumière sur le Khöömii ou chant diphonique mongol avec Johanni Curtet et Nomindari Shagdarsuren Publié le 14 avril 2016 par LE GOFF GWENDAL chant diphoniqueEthnomusicologieKhöömiiMongoliemusiqueUNESCOUniversité Rennes 2

Johanni Curtet et Nomindari Shagdarsuren se sont rencontrés en Mongolie autour d’un art musical ancestral : le Khöömii, aussi appelé chant diphonique mongol. Johanni effectuait alors une thèse en ethnomusicologie sur le khöömii avec l’université Rennes 2, tandis que Nomindari travaillait sur l’inscription de cet art vocal aux listes du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Ils monteront ensemble le projet « Routes Nomades » avec le maître de chant diphonique Tserendavaa Dashdorj, une structure qui diffuse le khöömii à travers le monde en organisant des concerts depuis plus de 10 ans. Cette année ils vont sortir une Anthologie musicale du Khöömii chez Buda music.

Le Khöömii

Le Khöömii est une technique vocale mongole. C’est une des nombreuses traditions musicales de ce peuple, mais c’est celle qui a le plus marqué les occidentaux. Ceux-ci l’ont classé dans la catégorie des chants diphoniques. Cette technique vocale tire probablement ses origines d’un besoin de dialogue avec la nature. Cela se remarque dans des sonorités du khöömii qui font, par exemple, penser à des timbres aquatiques : fréquence basse de l’eau qui coule dans le lit d’une rivière, sons aiguës des clapotis de l’eau…

Le chant diphonique est un chant qui peut produire plusieurs fréquences sonores à partir d’un seul organe vocal. On retrouve cette technique un peu partout dans le monde. Pour le Khöömii, il s’agit d’une voix qui dégage un bourdon vocal dont le son est enrichi vers une couleur gutturale. Puis une mélodie d’harmonique complexe est modulée par un déplacement de la langue ou des lèvres. La particularité mongole est ce timbre guttural, une voix de gorge pressée, qui peut superposer jusqu’à cinq sons en même temps.

C’est un chant du quotidien nomade qui se pratique sous la yourte ou près du cheptel. Mais depuis les années 50 il se développe sous la forme d’un art de scène avec des musiciens professionnels. Aujourd’hui les deux formes cohabitent mais la forme scénique prend le dessus. Cette forme spectaculaire véhiculée par les médias locaux (radio, télé), influence beaucoup les pratiquants non professionnels. Inversement, le monde de la scène vient chercher son inspiration dans le mode de vie traditionnel nomade qui constitue les racines culturelles de la pratique.

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Le Khöömii appartient à tous les peuples mongols répartis sur plusieurs territoires administratifs d’Asie centrale : la Chine, la Mongolie et la Russie. Chaque peuple développe des techniques originales et c’est ce qui fait la richesse de cet art vocal. Cependant cette répartition peut générer des conflits, notamment lors de l’inscription du Khöömii aux listes du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. En 2009 cet évènement a vu un naître un débat houleux entre la Chine et la Mongolie autour de la propriété de cet art. Même si dans ce genre de cas l’UNESCO préconise des inscriptions transnationales, le Khöömii n’échappe pas aux récupérations nationalistes des hommes politiques.

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En rouge : espace occupé actuellement par les populations mongoles

En orange : limite de l’ancien empire mongol.

L’Anthologie musicale du Khöömii

Après avoir travaillés sur l’inscription du Khöömii aux listes du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, Johanni et Nomindari ont fait le constat qu’il n’y avait aucune documentation générale sur le sujet. Ils ont donc voulu créer un objet de transmission accessible à tous. Cette idée va se matérialiser dans la création d’un disque musical : « L’Anthologie du Khöömii » . Il sera édité cette année en trois langues (Français, Mongol et Anglais). De plus la méthode employée pour la réalisation de ce disque est novatrice en Mongolie. En effet, les précédentes initiatives d’enregistrements étaient isolées et mal documentées. Régulièrement les diphoneurs des steppes ignoraient l’existence de leurs captations sonores car ils n’avaient pas eu de réels retours de la part des précédents chercheurs. Johanni et Nomindari ont donc voulu faire office de bonne pratique en documentant un maximum tous les enregistrements et en demandant un droit de diffusion aux chanteurs ou à leurs familles afin de respecter la propriété intellectuelle.

Ce disque est également un objet qui traduit un certain engagement politique vis à vis de cette tradition. Tous les musiciens, quelle que soit leur notoriété, ont été traités de manière égale au sein de l’Anthologie. Chaque artiste possède une plage sonore sur le disque afin de casser la hiérarchie entre les diphoneurs connus et inconnus. L’accent a été mis sur les chanteurs des steppes et le mode de vie pastoral car c’est le cadre naturel du Khöömii. En fait ce disque veut aller contre l’uniformisation des pratiques car aujourd’hui les gens de la campagne s’alignent beaucoup sur ce qui se fait en ville et à l’université. Il serait dommage que la diversité de cette tradition s’appauvrisse alors qu’elle est très vivace et en pleine expansion. Johanni et Nomindari font le pari qu’une tradition ancestrale peut s’inscrire dans la modernité sans perdre son essence. Ce pari semble d’ailleurs lié au destin actuel de la Mongolie où l’exploitation minière florissante pousse les Mongols à se sédentariser. Malgré tout ces derniers restent attachés aux pratiques socioculturelles du nomadisme.

Cet article a été réalisé à partir d’un entretien avec Johanni Curtet et Nomindari Shagdarsuren le 30/03/2016.

Une tournée avec des maîtres du Khöömii est actuellement en cour en Europe. Elle passera par Rennes le 18 et 19 avril prochain, au Pont Supérieur et à l’opéra.

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Ösökhjargal_photoDR

Pour aller plus loin :

http://routesnomades.fr/

https://www.facebook.com/routesnomades/

Références photos :

Paysage de Mongolie, Shagdarsuren N.
Davaajaz et Curtet J, Shagdarsuren N.
Carte de répartition des populations Mongoles.
Ganzorig, Otgonbaatar Ts.
Ösökhjargal, DR.

https://www.lairedu.fr/blog/lumiere-khoomii-chant-diphonique-mongol-johanni-curtet-nomindari-shagdarsuren/

La voix, je la vois

La voix, je la vois

18 692 vues•29 mars 2010 49 19 Partager EnregistrerLe blob, l’extra-média 65,4 k abonnés Introduite en France en 2009, la laryngoscopie à haute vitesse permet pour la première fois de voir le larynx et la vibration des cordes vocales. Au-delà de ses applications médicales, cette nouvelle technique d’imagerie permet également de mieux comprendre ce qu’est la voix.   Réalisation : Laurent Juppé   Production : Cité des sciences et de l’industrie 2009