JOHANNI CURTET : La transmission du höömij, un art du timbre vocal : ethnomusicologie et histoire du chant diphonique mongol, thèse de doctorat en Musicologie soutenue par Johanni Curtet, à Rennes 2 (Université de Rennes), France, 12 novembre 2013

JOHANNI CURTET

JOHANNI CURTET

La transmission du höömij, un art du timbre vocal : ethnomusicologie et histoire du chant diphonique mongol

par Johanni Curtet

Thèse de doctorat en Musicologie

Sous la direction de Hervé Lacombe et de Alain Desjacques.

Soutenue le 12-11-2013

à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Arts, Lettres, Langues (Rennes) , en partenariat avec Université européenne de Bretagne (PRES) .

Le président du jury était Luc Charles-Dominique.

Le jury était composé de Sabine Trebinjac, Jacques Legrand.

Les rapporteurs étaient Luc Charles-Dominique, Susanne Fürniss.

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  • Résumé

    Cette thèse est une étude ethnomusicologique à dimension historique portant sur la transmission globale du höömij en Mongolie. Pour expliquer l’évolution de cette technique vocale, sont explorés les légendes, les conceptions autochtones, l’histoire des années 1950 au début des années 2010 et la mise en patrimoine pour l’avenir.La première partie montre comment le chant diphonique prend forme dans sa culture. Perçu comme un art du timbre par ses détenteurs, il entretient des relations avec la nature, ainsi qu’un ensemble de techniques vocales et instrumentales issues des contextes rituel et pastoral. Ces fondements du höömij sont ensuite examinés à la lumière de l’histoire de la Mongolie. Entre les périodes soviétique etcontemporaine, la deuxième partie brosse les changements survenus dans la pratique, entre la scène et l’enregistrement. À côté de l’usage rural, se développe une nouvelle forme professionnelle. Tous ces apports ont façonné le chant diphonique mongol dans son état actuel. La troisième partie étudie la transmission à travers l’enseignement et la patrimonialisation. Les maîtres évoluent entre deux pôles : un village de l’Altaï perçu comme le lieu des origines, et une université d’Ulaanbaatar, qui académise la pratique et diffuse son modèle au niveau national. Tout cela participe au processus de patrimonialisation du höömij, desa constitution en emblème musical sous la période soviétique à son inscription sur la liste du Patrimoine Culturel Immatériel de l’Unesco. Le höömij mongol apparaît dans toute sa contemporanéité

http://www.theses.fr/2013REN20043

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Cette thèse a donné lieu à une publication en 2013 par Université Rennes 2 à Rennes

La transmission du höömij, un art du timbre vocal : ethnomusicologie et histoire du chant diphonique mongol